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lundi 4 décembre 2017, par Raphaël Devillers

CGG : La flotte française confiée au Norvégien Eidesvik

C’est l’épilogue d’une longue histoire qui pourrait se solder par la disparition définitive de la filière sismique française. Hier, CGG a annoncé avoir conclu un accord avec l’armement norvégien Eidesvik et ses créanciers nordiques pour la création d’une nouvelle société commune. Celle-ci détiendra les Geo Coral, Geo Caribbean, Geo Celtic, CGG Alizé et Oceanic Challenger, navires auparavant exploités sous pavillon français par GeofieLD, co-société de CGG et Louis Dreyfus Armateurs, qui va donc disparaitre.

Un secteur dans la tourmente

Pour mémoire, la crise de l’offshore, liée à l’effondrement du prix du pétrole, a entrainé une réduction drastique des investissements d’exploration des majors pétrolières, au premier rang desquelles les campagnes sismiques. Il en a résulté une importante surcapacité et le désarmement de nombreux navires. CGG, l’un des leaders du secteur, pour le compte duquel jusqu’à 23 navires sillonnaient les mers du globe, s’est retrouvé en grande difficulté. Il décida fin 2015 de désarmer toute sa flotte en propriété, sous pavillon français et opérée par GeofieLD, plutôt que de payer de lourdes pénalités en rompant les chartes parties le liant le groupe à Eidesvik, son autre gestionnaire nautique, auprès duquel il affrétait ses autres navires (voir notre article détaillé).

CGG, dont la situation financière ne donne pas encore de signe de reprise notable, a donc finalement décidé dans le cadre de son programme de « maîtrise des coûts opérationnels et financiers », de désormais s’allier exclusivement avec Eidesvik. Ce dernier, qui a lui aussi beaucoup souffert de la crise du pétrole en perdant d’importants actifs sur le marché offshore, conforte ainsi une activité cruciale et élargit sa flotte à des conditions probablement avantageuses. Il va donc devenir l’unique opérateur de la flotte de CGG.

Côté français, la décision de mettre sous cocon les navires tricolores a provoqué d’importants remous car le risque majeur, sans ces unités, est de perdre rapidement un précieux savoir-faire. Celui-ci, acquis depuis les années 90 par les équipages de LDA nécessite de l’expérience, ainsi que de nombreuses qualifications, entretenues par des embarquements réguliers. Malgré les appels au gouvernement et les différentes initiatives lancées par les acteurs du dossier, aucune solution n’a pu être trouvée.

Pour en savoir plus, consultez l’article publié le 28 Mars 2017 sur le site internet « Mer et Marine »

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