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jeudi 17 décembre 2015, par Jean-François Devillers

15 décembre 2015 :

2 800 postes risquent d’être supprimés avec la fusion de Shell et BG

La fusion entre Shell et BG (British Gas) pourrait potentiellement conduire à 2 800 suppressions de postes à travers le monde. Une telle restructuration permettrait de tirer pleinement parti des synergies possibles, a expliqué Shell le 14 décembre.

Ces synergies ont été annoncées à 3,5 milliards de dollars avant impôts. Les 2 800 postes représenteraient environ 3 % du total des effectifs du groupe fusionné et viendraient s’ajouter aux 7 500 suppressions de postes précédemment annoncées par Shell. Leur répartition par pays ou domaines d’activité n’a pas été précisée.

Les activités du britannique BG devraient se fondre dans celles de Shell, a indiqué le groupe anglo-néerlandais. « Dans ce cadre, Shell propose que le regroupement des bureaux se fasse lorsque cela sera commode sur certains sites à travers le monde », a-t-il ajouté. Il prévoit en particulier d’étudier les rationalisations qui se feront au Royaume-Uni dans le courant de l’année prochaine, une fois que la fusion aura été finalisée.

Cette finalisation reste prévue début 2016. Car le ministère chinois du Commerce vient de donner son feu vert à l’opération, a également annoncé Shell le 14 décembre. Il s’agissait de la dernière autorisation à obtenir avant de soumettre la fusion à l’approbation des actionnaires des deux groupes. Le Brésil, l’Union européenne et l’Australie avaient déjà donné leur feu vert.
Alors que certains investisseurs se demandent si Shell ne paie pas trop cher dans un contexte de prix du pétrole bas, le groupe a promis de réaliser des économies pour convaincre les actionnaires.

Annoncé en avril pour 64 milliards d’euros, le rachat de BG par Shell devrait être l’une des plus grosses fusions entre compagnies pétrolières et gazières privées de ces quinze dernières années.